Dans le Paris du Bien-Aimé Louis XV, l’heure est aux duels d’honneur. La vie de Françoise, jeune fille de bonne famille âgée de quinze ans, est bouleversée par la mort de son père lors d’un duel contre le Baron de Valmy, la première épée de France. Abandonnant corsets et dentelles, elle se donne pour mission de lui rendre justice et apprend l’art de l’escrime et celui de la séduction.
Des riches salons de la noblesse aux ruelles fétides des bas-fonds de la capitale, des atours des dames de la cour aux disgracieuses prostituées, des trahisons libertines aux secrets inavouables, la quête de revanche de la belle duelliste n’aura qu’une signature : Sa Majesté Vengeance.
1749 en France, alors qu’elle est encore jeune, Françoise la plus âgée des deux filles, voit son père tué lors d’un duel à l’épée contre le plus renommé des fines lames.
C’est dans cet esprit de vengeance que la jeune fille devient, une jeune femme s’entraîne à l’épée pour provoquer en duel le Baron de Valmy et venger la mort de son père.
Se faisant passer pour un jeune homme, car, pour l’époque, les femmes ne portent pas d’armes, elle demandera à Silvano Salgari qui enseignait autrefois à son père le maniement de l’épée.
Ce dernier est devenu peintre aux mœurs coquines et à la boisson faciles.
Il accepte difficilement de lui enseigner, mais, l’arrivée d’un autre jeune homme désireux d’apprendre lui aussi, bouscule l’ordre des choses. Le voici avec 2 élèves dont l’une est une femme et dont il gardera le secret.
Sur cette base simple de vengeance, Trif et Céléstini nous offrent un bien joli premier tome.
Les personnages sont bien campés et l’intrigue se profile simplement.
Une Bd pour adultes avec des passages très sexe oui, mais ils ne desservent pas l’histoire principale et ne sont pas que le prétexte à ces scènes torrides.
Des personnages pervers comme on aime en avoir à tous les étages de l’aristocratie de l’époque comme dans les petits-gens du peuple.
Le sexe sert aussi de négociations ou de compromis dans les méandres des secrets et intrigues qui se profilent.
L’univers historique est bien campé.
Graphiquement, c’est beau, dans le style franco-belge. C’est maîtrisé.
Pour ma part, j’ai été ravi de découvrir ce titre et de ne pas être passé à côté.
Difficile à dire. Les fans de BD « porno » trouveront sans doute cette BD un peu molle niveau sexe, c’est sûr.