Trois orphelines ont été élevées par leur grand-mère. Le décès de la vieille dame en fait les héritières du manoir Wright. Accompagnées de leur oncle Warren, les trois jeunes femmes se rendent chez le notaire pour la succession mais rien ne laissait présager que la journée ne serait pas qu’une simple démarche administrative…
J’ai eu le plaisir de découvrir l’art d’Erich Hartmann au travers de son Artbook « Barbarement Votre » et je suis tombé amoureux de son style alors, quand j’ai vu qu’Héritage Pervers sortait de ses crayons, je n’ai pas hésité une seconde et je ne le regrette pas.
Héritage Pervers nous comte l’histoire de Sarah, une actrice de série aux mœurs privés très délurés qui lors d’un entretien avec son boss, pour le moins, libidineux, lui propose un changement dans le scénario avec des scènes perverses lors d’un prochain épisode de la série dont elle est l’héroïne. Elle refuse dans un premier temps, mais ce Boss détient des vidéos d’elle en pleine action à faire rougir une actrice porno. Un chantage bien rôdé !
Nous retrouvons Sarah et ses sœurs qui doivent visiter la maison de banlieue dont elles ont hérité de leur grand-mère.
Très vite, les sœurs de Sarah trouvent des prétextes, laissant Sarah découvrir les lieux seule.
Lors de cette visite, elle découvre un souterrain secret et un homme lui raconte la légende de sa famille.
Il ne lui faut pas longtemps avant de comprendre que cet homme étrange et mystique, caché dans les bas-fonds de la maison est un pervers un peu sorcier qui se livre à des rituels à sexuels intenses dans lesquels elle se retrouve bien malgré elle, non sans un certain intérêt….
Le scénario quelque peu basique au départ, vrille pour ensuite nous emmener dans des délires d’une légende.
On se prend au jeu de suivre Sarah dans des scènes les plus délurées et extrêmes. Elle va subir tout ce que subis une soumise à un démon. Elle-même a du mal à croire à tout ce qui lui arrive.
Mais est-ce la réalité ?
Je ne vous gâche pas la fin…
Cette BD est une histoire complète avec un début et une fin.
Pas de série interminable donc. Et ce n’est pas plus mal.
Niveau dessin, évidemment, c’est un sans-faute et je confirme qu’Eric Hartmann excelle dans les dessins adultes. Il réalise aussi les couleurs qui collent parfaitement aux différentes ambiances.