L’étudiante (suivi de : Le Lien)

Parution : Janvier 2008

160 pages – Format 11×18 cm

Collection : J’ai Lu érotique

Présentation :

Vanessa Duriès, aussi connue sous le nom Katia Lamara, est une romancière française.

Elle est l’auteur d’un récit sado-masochiste paru en 1993 Le Lien, qui est une confession romancée de sa propre expérience de soumission volontaire (par amour) à son amant et « maître ».


Cela fait déjà pas mal de temps que je cherchais à lire « L’étudiante ». Il y eu une quête pour le trouver à un prix raisonnable. La rareté et le succès de ce livre à pousser les spéculateurs à le vendre à des prix indécents. Sur certains sites, le prix allait de 50€ à plus de 200€ (véridique!). Coup de chance lors d’un vide-grenier où la personne s’en séparait pour 2€. Me voici en poche avec le livre qui à bousculer pas mal de monde, même Bernard PIVOT lors d’un « Apostrophe » de la fin des années 80.

Vanessa DURIES y raconte sa vie de soumise et parle ouvertement en crûment des actes et pratiques BDSM. Ce livre est une référence du genre et il me tardait de le découvrir.

Tout y va crescendo. L’héroïne découvre ce « milieu » et par amour, et parce qu’elle sentait qu’elle avait ça en elle, elle se soumet jusqu’à se perdre corps et âme.

Le livre est poignant et parfois malsain de par les dérives de ce maître qui jongle finalement entre amour et servitude. Certains passages, je l’avoue, m’ont mis mal à l’aise, car, quand c’est un roman, on peut imaginer, mais l’auteure a bien expliqué qu’elle racontait sa vie.

Ce livre est réellement une empreinte comme beaucoup le disent. Ce qui est amusant, c’est que les deux personnages principaux ont nos vrais prénoms et sont dans la même ville que nous.

Il est triste que cette auteure soit décédée si jeune à l’apogée de son succès grâce à ce livre, car en le lisant, j’aurai voulu la rencontrer et lui poser tant de questions.

L’étudiante est le début du roman (autobiographique?) de la suite de « le Lien » malheureusement inachevée par Vanessa DURIES qui mourut au début de son écriture. Elle y raconte son émancipation du BDSM et de l’emprise de son maître face à l’amour d’une jeune fille. Le roman fut terminé par Florence DUGAS. Le parcours de la soumise pour s’émanciper est laborieux. Ce texte à moins de « magie » et laisse surtout une trace comme une légende à jamais.