Comte de Noirceuil

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Un récit du Comte de Noirceuil

Défis en cascade - 4eme partie- Fin

Il y avait un regard amusé cette fois quand elle descendit de voiture.

Nous prenons la direction de l’entrée ou déjà une foule immense patientait.
Je la voyais prendre des respirations intenses mais courtes. Il y avait beaucoup d’appréhension.

« Ça va ? Tu vas tenir le choc ? – Lui demandais-je.

«  Oui.. Oui…j’espère juste que personne en va se rendre compte de comment la queue est maintenue »

« Si tu savais…il y énormément de ce genre de choses dans ce type de salon mais, ça fait partie des choses dont personne ne parle.

J’espère que ça la rassurera. Cela dit, ce que je dis n’est pas un mensonge.

Je remarque que son physique attire les regards. Même si le « costume » est simpliste, sa plastique ne laisse pas les hommes et les femmes indifférentes.

La journée se passe en flânant d’un stand à un autre. À un moment, je crois qu’elle en fait plus attention à ce qu’elle porte.

Parfois, des curieux et curieuses la félicite sur son costume qui n’est qu’en fait un prétexte pour l’aborder tant le costume est simple. Ils et elles touchent parfois la queue sans se douter dont est réellement installer la base. Je jubile et rigole par moment.

Elle retourne la tête un peu honteuse, mais je pense que la situation lui plaît voire, l’excite.

Nous arrivons à la fin de notre périple et nous décidons de quitter le lieu.

Arrivé à la voiture :

– « Pfff…j’ai un peu mal au cul ! Les gens touchaient et ça bougeait » dit-elle.

– « Tu vas pouvoir le retirer en arrivant. »

À peine passer la porte elle file vers la salle de bain.

– «  Non non, tu vas le retirer devant moi » lui dis-je sur un ton sec.

– « How ? Euh…ok… » répond t’elle non rassurée.

Elle se place sur le fauteuil devant moi, de face les jambes écartées en faisant le dos rond pour que je puisse voir le plug.

Avant que ne l’enlève, je lui ai demandé sans retirer le leggings qu’elle portait encore, de se caresser au travers de celui-ci.

Elle faisait mine de ne pas être surprise, mais je voyais des rougeurs apparaître sur ses joues.

Fièrement, elle prit la position et commença.

Elle essayait tant bien que mal, mais, est-ce une certaine gêne, elle ne parvint pas à se détendre.

Ceci ne laissait rien de bon pour la suite.

– « Je ne sais pas pourquoi je n’y arrive pas. Je ne prends aucun plaisir. » Affirma t’elle

– Dans ce cas, n’insiste pas, tu n’as pas la tête. Lui répondis-je.

– Mais j’ai été excitée toute la journée pourtant !

– « Il y a des moments où la tête ne suit pas le corps, c’est ainsi. »

C’est à ce moment là où la « magie » se casse un peu que j’aurai dû être plus ferme. Je l’ai autorisé à aller retiré le plug dans la salle de bain.

Elle revient changée de ses vêtements classiques et nous entamons une discussion sur la suite.

Une discussion qu’elle oriente vers une échappatoire. Je la laisse venir.

J’avais senti quelques changements depuis son retour, mais j’avais mis ça sous le coup de l’excitation ou de la peur.

En fait, elle m’avoua avoir rencontré un garçon et être amoureuse, ce dont je la félicitais. Il se revendique comme Maître BDSM. Je sentais venir le gars qui a sa propriété.

Elle ne lui avait pas parlé de nous, mais me fit comprendre qu’elle aimerait que ce soit lui qui l’éduque dans ce genre de jeux. Qu’il est très dur, mais qu’elle aime ça…elle aimerait devenir sa soumise. C’est ce qui l’excite.

Attendait-elle mon accord ?

– «  C’est une bonne chose si tu es sûre que c’est quelqu’un de bien, sérieux… » Lui dis-je.

– «  Oui, mais j’aimerais te le présenter pour que tu me donnes ton avis. Tu veux bien ? »

Que pouvais-je répondre ? Je suis curieux et je voulais voir ce « Maître » et me faire une idée.

– « Oui, je veux bien le rencontrer, mais je suppose qu’il ne sait rien de ce qui s’est passé le rencontré mais, je suppose qu’il ne sait rien de ce qui s’est passé ici ? » lui demandais-je.

– «  Non. Je lui ai dit que tu étais un ami simplement ».

– » Je comprends. »

La suite de la conversation ne fut que d’éloge envers ce Monsieur. Tout ce que je retiens de la fin de la discussion me semblait des futilités. Étrangement, sans le connaître, j’en avais déjà une mauvaise opinion, mais, parfois en rencontrant les gens et en discutant, on change d’avis.

Nous nous quittâmes simplement…un peu comme un « merci et au revoir ».

Je sentais qu’elle m’échappait dans le jeu.. Mais que voulez-vous ? L’amour ! Et puis elle ne m’appartient pas…

Nous devions boire un café en ville elle, son compagnon et moi dans une semaine. J’en étais resté là et je pars vaquer à mes occupations un peu dépité, je l’avoue.

La semaine se passa sans qu’elle ne me donne de nouvelles jusqu’au jour J pour me donner le lieu du rendez-vous.

J’arrivais à l’heure et elle était là, apprêtée, jolie, souriante. Elle se lève pour me faire la bise, mais son compagnon se lève et se met entre nous en me tendant la main.

Un geste clairement incorrect qui ne présageait rien de bon. Je lui sers la main en me présentant et j’enchaîne en saluant L. qui semblait un peu décontenancée.

C’était un homme très brun à la peau mat, un peu gras. Je ne m’attendais pas à ce qu’une jolie femme lui trouve du charme.

Nous avons commencé à discuter par des banalités pour faire connaissance et je fus surpris de me rendre compte qu’il était con. Je n’ai pas d’autre mot. Une banalité affligeante, peu d’intérêt.

Dans la discussion, L. lui dit, sans me demander avant que je suis dans la D/S.

Un peu surpris qu’elle lui dise comme ça…j’acquiesce.

– » Lui ? Il est la d’dans ? » dit-il sans classe.
Il enchaîne :
– « Et vous avez déjà fait des trucs ensemble toi et lui ? » L’interroge t’elle sans même me regarder.

Je regarde L. dans les yeux et lui fait un léger signe de tête pour lui faire signe que non.

– « Non…c’est un ami ! »

M. me regarde d’un air autosuffisant avec un certain mépris en lâchant un « pfff »

Je n’étais pas en face d’un maître, mais juste d’une merde de pervers narcissique qui considère les femmes comme sa propriété.

J’ai poursuivi la discussion pleine de banalités avec L. sous le regard de M. qui semblait ne pas s’intéresser à nous. A t’elle point qu’il en était me^me à répondre à ses sms sur son portable.

Ce rendez-vous était surréaliste et je me demandais ce que je faisais là et ce qu’elle faisait avec lui.

Son téléphone sonna et il s’éloigna pour discuter tranquillement.
J’en profitais pour parler avec L.

–  « C’est quoi ce mec ? Sauve toi tant que tu peux ! » lui balancais-je.

– « Pourquoi tu dis ça ? T’es jaloux ? Je l’aime. Il est juste un peu brusque parce qu’il ne te connais pas. Pourquoi tu le juge comme ça ? »

J’étais sous le choc. Est-ce l’amour qui la rendait totalement naïve et aveugle devant ce type sans consistances et beauf au possible ?

– «  Tu sais quoi ? Si tu n’apprécie pas mon mec parce que lui, il sait être ferme et viril, on en reste là ! » me balance t’elle

Wow ! Hallucinant !

À ce moment précis et sans lui laisser dire autre chose, j’ai pris ma veste et j’ai dit « Ok, bon courage ».

Je suis parti sans que lui en s’en rende compte tellement accroché à son téléphone et sans même jeter un dernier regard à L.

Ainsi se termine cette histoire.
Ou presque…

Six ans se sont passés et un jour où je faisais mes courses dans un supermarché, je repère L. poussant un caddie.

Ce jour-là, je portais une casquette et la barbe. Elle ne m’avait pas reconnu et j’avoue que j’ai douté que ce soit elle de loin. Je m’étais approché pour en être sûr.

Je ne l’ai pas abordé, je faisais comme si je cherchais un article dans le rayon.

Elle était habillée un peu débraillée. Le côté glamour, sexy n’était pas au rendez-vous.

Elle tenait par la main un petit garçon de 5 ans et dans le porte-bébé du caddie un petit de 2 ou 3 ans à peine. Elle était cernée, un visage fatigué, éteint sans maquillage.

Une grosse voix se fit entendre derrière moi. C’était M. qui l’appelait comme on appelle un chien.

–  « Vas-y qu’est ce que tu fous ? On n’a pas toute la journée pour faire les courses ! »

Un maître, avait-elle dit ?

Un beauf…il semblait avoir pris vingt kilos de plus, les cheveux gominés pour cacher les cheveux gras…en short avec des claquettes…la classe y’ a pas à dire. Il lui avait fait deux gamins et semblait la tenir comme une bonne femme à la maison.

Je lui avais dit de fuir…

M. était déjà reparti dans le magasin et moi, j’étais dans le dos de L. Je suis passer à côté d’elle en lâchant un :

– « Un maître tu disais ? »

Et je continuai ma route.

J’ai jeté un coup d’œil à L. Elle me regardait les yeux dans le vide comprenant que j’étais là.

L’histoire s’arrête vraiment là.

Toutes les histoires ne finissent pas en conte de fée.

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